Beautés sauvages
Les fleurs sauvages sont essentielles à la conservation de la biodiversité. Leur floraison attractive fait le bonheur des pollinisateurs, notamment en début de saison lorsque les ressources en nourriture sont encore rares. C’est le cas des arbustes sauvages qui ne sont pas avares en nectar et aident les premiers papillons à faire le plein d’énergie …

Le papillon flambé affectionne les arbustes de la famille des prunus et des rosacées. Comme il est l’un des premiers à sortir lorsque les températures sont optimales, ce joyau de la nature n’hésite pas à profiter de la campagne buissonnante. Pruneliers, amélanchiers, aubépines … C’est l’abondance ! A condition, bien-entendu, que les corridors écologiques que sont les haies continuent à orner les chemins.
Parfois, les fleurs sauvages fleurissent en nombre dans les champs incultes. Les marguerites sont parmi les plus populaires …

Emblématiques de la flore française, elles rappellent d’agréables souvenirs de bouquets cueillis à l’improviste …

Ces belles champêtres attirent également les butineurs en raison de leur floraison prolongée et de leur production abondante en nectar …

Que serait la Provence sans ses champs de coquelicots ? Même s’il est de plus en plus difficile d’en rencontrer, ces taches immenses d’un rouge flamboyant attirent toujours autant de spectateurs émerveillés …


Le coquelicot est le symbole de la liberté puisqu’il pousse où bon lui semble …

Dommage que la plupart des champs que nous avons connus soient désormais remplacés par du blé, de la vigne ou bien des lotissements aux jardins bien ordonnés.
Parmi les beautés sauvages il y a, bien-sûr, les oiseaux migrateurs. Huppes fasciées, hirondelles, guêpiers d’Europe …

Tous sont revenus sous nos latitudes pour la belle saison.
Il y en a un qui se distingue avec son plumage bleu turquoise teinté de vert et de brun roux, c’est le rollier d’Europe …

Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme « l’oiseau bleu » …

De la taille d’un geai, avec lequel il partage également le cri rauque et nasillard, on peut l’observer souvent perché sur des câbles électriques. Ce sont des postes d’affût très efficaces d’où il peut repérer les gros invertébrés et les petits vertébrés dont il se nourrit.
Grand migrateur, le rollier d’Europe traverse en quelques jours les forêts équatoriales du Congo, la bande sahélienne puis le désert du Sahara, ceci depuis la Namibie où il passe la mauvaise saison. Soit 10 000 km aller/retour !
Ce magnifique oiseau affectionne particulièrement la région sud puisqu’il y niche désormais de façon régulière.
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