Il faut sauver l’abeille noire !

Les abeilles et les autres pollinisateurs, jouent un rôle primordial dans la sauvegarde de la biodiversité et dans l’agriculture mondiale. La grande majorité de nos culture dépend d’eux. Or, nul n’ignore que ces insectes indispensables à notre survie sont depuis quelques années menacés d’extinction. Ce phénomène serait lié à une combinaison de facteurs comme l’abus de pesticides et d’insecticides en tous genres, parasites, modification du paysage, ratification des ressources etc… Il est donc urgent d’agir au quotidien pour préserver cette clé de voute de la biodiversité que sont les pollinisateurs.
 
Parmi ces espèces en danger, notre abeille locale est de loin la plus touchée. Celle que l’on appelle communément « abeille noire » ou « Apis mellifera mellifera » est la première victime de l’intensification de l’apiculture. Et ceci sous les yeux effarés des naturalistes. Sa disparition serait une catastrophe dans le contexte actuel du changement climatique. Or, nous pouvons encore sauver ce patrimoine évolutif datant d’un million d’années en agissant de manière citoyenne et pas uniquement sous couvert de la pression économique. 
 
Le deuxième numéro de la revue engagée, novatrice et participative « Abeilles en Liberté » apporte des réponses nouvelles à ces questions essentielles. Elle nous propose de changer notre attitude et nos comportements avec la nature et les abeilles en particulier …
En plus d’un large dossier consacré à l’abeille noire, ce numéro donne la parole à des acteurs de terrain qui vouent une véritable passion aux abeilles, vous apprend les gestes pour débuter l’apiculture de loisir en cueillant par exemple votre premier essaim, vous rend incollable sur l’essaimage, le cycle de vie de l’Osmie Cornue ou bien sur les abeilles mellifères qui vivent encore à l’état sauvage…
 
Parmi les articles qui m’ont le plus passionnée : « l’apiculture douce sans voile ni enfumoir » avec une belle leçon de zénitude de la part de Catherine Ballot-Flurin, celui consacré à la bourrache, l’étoile bleue du jardin, chouchoute des bourdons et autres pollinisateurs, et surtout l’appel à « Refleurir la France ». Vous connaissez notre engagement pour ce genre d’opération ! A vous la collecte de graines faciles à récolter comme le coquelicot, la mauve, le soucis, la bourrache, le chardon etc… Vous pouvez bien entendu les ressemer vous même dans des zones peu fleuries ( rassurez-vous, ce n’est pas un délit !) ou bien les envoyer à la revue qui centralisera les récoltes et les orientera sur des projets de fleurissement
 
Une fois de plus, la lecture de ce magazine d’un genre nouveau m’a appris plein de choses. A soutenir sans hésiter !