Les grues cendrées de Camargue

A cette époque, de nombreux oiseaux migrateurs choisissent de s’installer en Camargue. Cette région idéalement située au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et de la Méditerranée accueille des espèces comme les canards, les oies, les rapaces et surtout les grues cendrées. 

C’est d’ailleurs pour pouvoir les observer que nous avons choisi cette période. J’en rêvais depuis des années ! 

Notre première rencontre avec un groupe s’est faite juste après avoir quitté l’agglomération d’Arles. Les grues se restauraient en compagnie de hérons et d’aigrettes dans un champ agricole situé au bord de la nationale. Moment inoubliable ! 

J’ai pu admirer leur démarche chaloupée et leur port de tête altier… 

Avec leurs longues plumes soyeuses qui flottent dans le vent, elles ressemblent à des danseuses de cabaret ! 

A chaque fois nos observations se sont déroulées à distance car la Camargue est un endroit très clôturé : que ce soit par des barrières ou d’immenses haies de roseaux. Et puis, ces oiseaux sont particulièrement farouches et s’envolent à la première contrariété. Si vous souhaitez les observer, je vous recommande vivement d’emporter avec vous une bonne paire de jumelles et un appareil photo équipé d’un zoom puissant. Et surtout de faire preuve d’un maximum de patience et de discrétion. 

Voici le vol d’une grue juvénile 

Elle est de couleur gris pâle teintée de châtain clair et ne possède pas encore la tâche blanche qui part des yeux ainsi que la tâche rouge sur la tête qui sont typiques des adultes. 

Les grues volent cou et pattes tendus …

Leur envergure est encore plus impressionnante qu’au sol. 

Elles se déplacent en formation. Le plus souvent en V … 

Comme leur vol est lent, il est assez facile de les photographier. 

De plus, les grues sont du genre tapageuses avec leurs « krooh » perçants qui portent à des kilomètres … 

Vous ne pouvez donc pas les louper !

Le soir nous avons assisté à des mouvements spectaculaires de groupes qui rejoignaient leurs dortoirs. L’un d’eux était situé dans un endroit totalement inaccessible de la zone naturelle, bien à l’abris des regards. Nous avons estimé qu’il devait avoir plusieurs centaines d’individus car le tintamarre de leurs cris couvrait tous les autres bruits environnants. Merveilleux concert de la nature !

Depuis notre retour, je pense souvent à mes ballerines ailées. Dans quelques semaines, elles quitteront la Camargue pour rejoindre le nord de l’Europe où elles retrouveront leurs aires de reproduction. 

Peut-être aurons-nous la chance de les voir passer au dessus de notre village de Haute-Provence comme cela est déjà arrivé l’année dernière ! 

* Les photos qui illustrent cet article sont sous Copyright « Green & Zen Bubbles ». Merci de ne pas les utiliser sans notre accord.